Démission : comment raccourcir la durée de son préavis ?

Vous souhaitez quitter votre poste actuel, et vous avez posé votre démission. Vous désirez tourner la page le plus rapidement possible, mais vous devez d’abord réaliser votre préavis jusqu’au terme de votre contrat de travail. Découvrez nos conseils pour raccourcir la durée de votre préavis après une démission, et passez à l’étape suivante de votre projet de vie ou de votre trajectoire professionnelle !

Démission : comment raccourcir la durée de son préavis ?

1. Renseignez-vous sur la durée de votre préavis

Un salarié ne peut pas quitter son poste dès la remise de sa lettre de démission. Il doit en effet respecter un délai de préavis, et continuer à exercer son activité professionnelle jusqu’à la fin de son contrat de travail.

Dans le cadre d’une démission, la durée de votre préavis peut être fixée : 

  • par la convention collective,
  • par les usages pratiqués dans votre profession (cas particuliers : journalistes et VRP),
  • par le droit local (cas particulier : en Alsace-Moselle).

Votre contrat de travail ou un avenant à votre contrat de travail peut mentionner un délai de préavis plus court que celui stipulé dans la convention collective.

Nous vous invitons tout d’abord à vérifier la durée de préavis associée à votre situation, avant toute négociation. La date fixée par la convention collective est peut-être plus avantageuse que celle annoncée par votre employeur, et vous raccourcissez alors d’autant votre préavis !

2. Découvrez les cas de dispense de préavis

Et si vous n’aviez pas besoin de négocier une diminution de votre délai de préavis ? La loi prévoit en effet des cas particuliers où une dispense doit obligatoirement être acceptée par l’employeur.

Une salariée peut démissionner pendant son congé maternité, durant la grossesse ou dans les deux mois qui suivent la naissance afin d’élever son enfant. Cette dispense est valable aussi à l’issue du congé de maternité ou d’adoption.

Une dispense de préavis est aussi accordée si la démission intervient à la fin d’un congé pour création d’entreprise. Le salarié doit alors avertir son salarié au moins 3 mois avant la date de fin de congé, ou se conformer aux délais stipulés par un accord collectif d’entreprise, une convention collective ou un accord de branche, si ceux-ci sont différents.

3. Négociez une réduction ou une dispense de préavis avec votre employeur

Vous ne souhaitez pas réaliser votre préavis ? Vous pouvez négocier une dispense ou une réduction de la durée du préavis avec votre employeur. 

Cette acceptation demeure au bon vouloir du recruteur, qui doit par ailleurs vous verser une indemnité compensatrice de préavis. Son montant est égal à la rémunération et aux avantages qui auraient été perçus dans le cadre de la réalisation du préavis dans sa totalité. 

Nous vous conseillons d’obtenir une preuve écrite de l’accord négocié, afin d’éviter tout litige ultérieur.

4. Mobilisez vos congés payés ou vos RTT

Vous n’avez pas réussi à trouver un accord ? Vous pouvez proposer à votre employeur de solder vos congés payés ou vos RTT pendant la période du préavis. En effet, les congés payés et les jours de réduction du temps de travail sont dus par l’entreprise : si vous ne les posez pas, l’employeur devra vous les régler lors du solde de tout compte.

Accepter une réduction de votre préavis par la pose de jours de congés payés ou de RTT ne génère aucun coût pour votre employeur, ce qui peut représenter un argument de poids dans une négociation.

5. Regroupez vos heures de recherche d’emploi

Certains contrats de travail, accords de branche ou conventions collectives prévoient des dispositions particulières applicables aux salariés en préavis. La convention collective Entreprises de la publicité et assimilées autorise par exemple une absence de deux heures par jour pendant la durée du préavis, pour chercher un nouvel emploi. 

Vous pouvez négocier le regroupement de ces heures en fin de préavis, pour en diminuer la durée. Vous cumulez ainsi 10 heures par semaine, soit l’équivalent de près d’une journée et demie rapportée à une durée de travail hebdomadaire de 35 heures. Vous pouvez ainsi gagner jusqu’à plusieurs semaines sur votre préavis.

6. Ne refusez pas la réalisation de votre préavis sans accord

Vous pourriez être tenté(e) de ne pas réaliser votre préavis. Nous vous déconseillons formellement cette initiative. Vous pourriez en effet être contraint(e) de verser à votre employeur une indemnité afin de compenser votre absence. Par ailleurs, votre départ précipité peut perturber le bon fonctionnement de l’entreprise. Votre employeur peut alors intenter une action en justice pour réclamer des dommages et intérêts.

Votre démission est le signe d’un mal-être profond au travail, et l’idée de réaliser votre préavis suscite une profonde anxiété ? Un arrêt de travail pour maladie non professionnelle n’interrompt pas votre préavis, et peut être une solution pour préserver votre santé. Vous pouvez vous rapprocher de votre médecin traitant pour évoquer votre situation. Il appréciera la situation pour juger de la pertinence d’un arrêt de travail.

Si vous voulez réduire la période de votre préavis, dans tous les cas il faut privilégier le dialogue avec votre manager et cela avant même de notifier votre démission. Lors de notre sondage effectué en Octobre 2022 sur LinkedIn ayant récolté plus de 1.200 votes, 93% des participants étant en faveur d’un préavis inférieur à 2 mois. Le débat est donc ouvert!

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